
L´Hiver nourrice.
L´Hiver consolateur, qui endormait,
et l´Hiver gardien,
que proparait des nouveaux vetements pour le
nouveau Printemps.
L´Hiver qui a de temps en temps offert des petites suretés,
autrefois ne hésitait de montrer,
que c´est lui qui est le boulon de la voute,
sur laquelle le temps de cette seule année
roulait.
L´hiver - une fois un esprit blanc,
une autre fois un régent dans la hermine.
L´Hiver - qui était meme capable de bouler tout
sale,
et l´Hiver - que a parfois aspiré,
de sorte que tu a pu te coucher sur lui
ou bien il a pénétré dans ta bouche,
jusqu´á ce que tu n´aies pas pu reprendre ton
souffle.
comment ne pas l´aimer? Meme si comme il
seulement semblait...
L´Hiver que lancait des fantomes gris dans les rues
et qui presait le ciel contre la terre pendant les nuits.
L´Hiver, qui avait l´air comme un portier, qui fermait,
mais seulement pour qu´il puisse réouvrir plus tard.
Jachym Topol


